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Le rooibos : ceci n'est pas un thé

Dernière mise à jour : 8 avr.

Il y a une chose que les puristes du thé aiment rappeler : le rooibos n’est pas un thé. Il arrive parfois que dans le language courant on lui prête le nom de "thé rouge", pourtant pas une feuille de Camellia sinensis à l’horizon. C’est une légumineuse, un buisson de la famille des fèves et des pois.

Et ce n’est pas un défaut — c’est même tout l’intérêt.

Les Cederberg, les Khoïkhoï et les San

L’Aspalathus linearis — le rooibos — est endémique des montagnes du Cederberg, dans la province du Cap-Occidental en Afrique du Sud. Il ne pousse naturellement et de façon viable qu’à cet endroit précis, dans des conditions bien particulières : sols pauvres, climat méditerranéen aux étés secs, altitude entre 450 et 1500 mètres.

Déplacez la plante : elle survit mal, ou perd ses qualités.

Les peuples Khoïkhoï et San — premiers habitants de cette région — utilisaient déjà cette plante depuis plusieurs siècles, probablement bien plus ancien. Ils hachaient les tiges, les écrasaient, les laissaient oxyder (souvent appelé à tort “fermenter”), puis les faisaient sécher au soleil.

C’est cette méthode qui donne le rooibos rouge, avec sa couleur acajou et son profil rond, doux, naturellement sucré.

En 2019, un accord historique a été signé entre l’industrie du rooibos et les communautés Khoïkhoï et San, reconnaissant officiellement leur contribution et instaurant un partage des bénéfices.

Et en 2021, le rooibos a obtenu une Indication Géographique Protégée (IGP) de l’Union européenne — une reconnaissance rare pour un produit africain.

Rouge ou vert : toute la différence

Comme pour le thé (par analogie), la différence entre rooibos rouge et rooibos vert tient à une étape clé : l’oxydation.

  • Le rooibos rouge est oxydé : les feuilles sont broyées, humidifiées, puis laissées à l’air libre avant séchage.

    Résultat : couleur rouge, goût rond, vanillé, réconfortant

  • Le rooibos vert n’est pas oxydé : l’oxydation est stoppée immédiatement après récolte

    Résultat : profil plus frais, végétal, et une concentration en antioxydants nettement plus élevée, parfois plusieurs fois supérieure

Plus rare, plus technique à produire, souvent plus cher — mais aussi plus intense.

La chimie du rooibos : sans théanine ni catéchines, et pourtant

Ce qui est remarquable dans le rooibos : il parvient à être riche en antioxydants par une voie entièrement différente du thé. Pas de catéchines. Pas de théanine. Pas de caféine. Mais un composé unique : l’aspalathin, un dihydrochalcone présent quasiment nulle part ailleurs dans la nature. Les études sur l’aspalathin montrent des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, et des effets positifs sur la glycémie et le profil lipidique et le stress oxydatif [1].

Sans caféine et avec très peu de tanins, le rooibos ne devient jamais amer, même sur-infusé. Naturellement doux, pour tous les âges, à toute heure. Et cette douceur ne vient d’aucun sucre ajouté — c’est simplement ce qu’est la plante.

Notre gamme rooibos : des tasses pour tous les moments

Chez Ta Tea Tam, le rooibos forme la base d’une gamme conçue pour toutes les heures. Pour le matin avec la Cerise Sauvage. Pour l’après-midi avec l’Amber Ambrosia. Pour le soir avec le Rooibos nature.

Et puisque sans théine, il convient pour les enfants — dès le plus jeune âge.


En résumé

Le rooibos n’est pas du thé. Et c’est précisément pour ça qu’il mérite votre attention.

C’est une plante unique, ancrée dans un terroir précis, au profil naturellement doux, et qui s’intègre facilement dans une routine quotidienne.

Simple, accessible, et étonnamment riche.


[1] Marnewick JL et al. (2011). Rooibos (Aspalathus linearis) consumption improves lipid profiles and oxidative stress markers in adults at risk for cardiovascular disease. Journal of Ethnopharmacology. doi: 10.1016/j.jep.2011.07.037

 
 
 

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